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Échos > 2017 > Éolien en mer en Normandie : déboutées, les associations déposent plainte à la Commission européenne

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Publié le 12 Juil 17 à 9:19 / Modifié le 11 Juil 17 à 15:44
https://actu.fr/normandie/courseulles-sur-mer_14191/eoliennes-en-mer-au-large-des-plages-du-debarquement-une-petition-en-ligne-pour-sy-opposer_423708.html

Éolien en mer en Normandie : déboutées, les associations déposent plainte à la Commission européenne

Des associations d’opposants ont déposé plainte à la Commission européenne contre les trois projets d’éoliennes en mer en Normandie : Courseulles-sur-Mer, Fécamp et au Tréport.

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Les opposants aux projets d’éoliennes en mer ne se laissent pas abattre. Alors qu’ils ont été déboutés de leur recours contre les éoliennes offshore de Fécamp (Seine-Maritime) et de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les associations d’opposants se tournent désormais vers la Commission européenne.

Le 13 juin 2017, des associations d’opposants et de pêcheurs ont déposé plainte auprès de la Commission européenne pour infractions au droit communautaire concernant les six projets d’éolien en mer français : Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp, Le Tréport (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côte-d’Armor), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Noirmoutier (Vendée).

Où en sont les projets d’éoliennes en mer de Normandie ?
En Normandie, les associations d’opposants ont déposé des recours auprès de la Cour d’appel administrative de Nantes en 2016 contre les arrêtés préfectoraux autorisant les 75 éoliennes en mer au large de Courseulles-sur-Mer et les 83 éoliennes offshore de Fécamp. Le 21 juin 2017, les opposants aux éoliennes de Fécamp ont été déboutés. Pour celles de Courseulles-sur-Mer, la Cour d’appel n’a pas encore pris sa décision. « Et nous avons pas de date pour leur réponse », déplore Elsa Joly, présidente de l’association d’opposants Libre-Horizon.
Pour les 62 éoliennes en mer du Tréport, le projet n’est pas encore au stade de l’enquête publique. La société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale d’Engie (ex GDF-Suez), a déposé les demandes d’autorisation pour son projet de parc éolien au large des côtes picardes et normandes en mai 2017 à la préfecture de Seine-Maritime. Une enquête publique devrait être lancée début 2018.

De nombreux opposants aux projets d’éoliennes en mer

Une quinzaine d’associations et de collectifs se sont rassemblés pour porter le dossier auprès de la Commission européenne, notamment des groupes de Normandie avec Belle Normandie Environnement,des pêcheurs de la Seine-Maritime et des associations d’opposants de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et d’Arromanches.

LIRE AUSSI : Éoliennes en mer au large des plages du Débarquement : une pétition en ligne pour s’y opposer

Ces opposants se disent très inquiets :

Les projets de parcs éoliens offshore français ont été calqués sur les parcs qui existent en mer du Nord alors que ce sont pas du tout les mêmes paramètres !, s’énerve Katherine Poujol, présidente de l’association Gardez les caps et porte-parole du réseau d’opposants à l’éolien en mer. Là-bas, ce sont des fonds marins pauvres et sableux et des zones industrielles déjà installées, où il n’y a pas de pêche côtière. Chez nous, ce sont des littoraux touristiques avec une grande biodiversité des fonds marins et de nombreux pêcheurs côtiers. Ce ne sont pas du tout les mêmes impacts !

LIRE AUSSI : Seine-Maritime. Parc éolien au large du Tréport, la colère de maires

« Ce modèle de développement n’a aucun sens »

Katherine Poujol pointent également du doigt la distance de ces éoliennes par rapport à la côte : 10 km pour Courseulles-sur-Mer, 13 km pour Fécamp, 15 km pour le Tréport… « Ce n’est pas assez ! En Mer du Nord, les éoliennes se situent à plus de 35 km des côtes… » Pour la présidente de Gardez les caps, « ce modèle de développement n’a aucun sens. Des éoliennes en mer, pourquoi pas, mais pas dans ces conditions. »

La proximité avec les plages du Débarquement et le port artificiel d’Arromanches est aussi une des grandes inquiétudes des opposants des éoliennes offshore de Courseulles-sur-Mer, notamment pour le futur classement à l’Unesco des plages. « La Région assure qu’il n’y a aucun problème mais nous savons que ce n’est pas le cas », estime Jean-Louis Butré, le président de Fédération environnement durable, une association d’opposants.

LIRE AUSSI : Une manifestation contre les éoliennes en mer au large des plages du Débarquement de Normandie

 

Un espoir avec la Commission européenne

Les opposants espèrent qu’ils seront entendus par la Commission via leur plainte pour infractions au droit communautaire. « L’Europe a de fortes préoccupations environnementales, nous espérons qu’elle prendra en compte nos arguments », conclut avec espoir Katherine Poujol.

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