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Échos > 2017 > DUPONT-AIGNAN

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France

5 février 2017

PROGRAMME DES PRESIDENTIABLES

Une politique tournée vers l’éolien et le photovoltaïque qui ne porte pas ses fruits pour l’instant

L'éolien constitue une énergie renouvelable beaucoup plus coûteuse et beaucoup moins performante au plan écologique qu'on ne le croit

DEBOUT LA FRANCE !


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ENVIRONNEMENT

Environnement et énergie : investir dans les énergies du futur et défendre la biodiversité

La transition énergétique est une nécessité écologique impérieuse, qui peut se révéler être un facteur de puissance pour la France si une stratégie intelligente est élaborée.
L’environnement est une problématique majeure qui renvoie à des attentes simples : bénéficier d’une nourriture saine, d’un accès à une ressource en eau de qualité, se protéger des nuisances sonores, respirer un air propre, bénéficier d’un cadre de vie agréable et verdoyant, être en contact avec des paysages et une nature préservés.

De nombreux Français et élus locaux militent concrètement au quotidien dans leur quartier, leur village ou leur ville. Leurs efforts ne doivent pas être remis en cause par des politiques technocratiques répondant aux injonctions de lobbies. Comme en toute chose, la liberté et l’indépendance sont à la source des progrès.

Nous sommes convaincus que d’immenses progrès sont possibles : concrets, mesurables, utiles à tous. Nous avons donc défini 5 priorités :

  • Mieux produire et moins consommer d’énergie pour préserver l’environnement, assurer la liberté de la France et sauvegarder le pouvoir d’achat des ménages.
  • Défendre les paysages et la biodiversité pour préserver la vie et l’environnement.
  • Equilibrer le territoire pour améliorer les déplacements et la qualité de vie des Français.
  • En finir avec les gaspillages et développer une économie circulaire afin de prendre en compte la finitude des ressources dans notre production industrielle.
  • Préserver la santé des Français menacée par le développement des pollutions.

Le constat

Considération sur le mix énergétique français

Entre une écologie sectaire sans vision prospective sur la transition énergétique, et la vision exclusivement tournée vers le nucléaire conventionnel en ne tenant pas compte des progrès réalisés dans ce domaine, nous faisons le choix d’incarner une troisième voie qui répond à 3 objectifs :

  • L’indépendance énergétique de la France
  • La compétitivité de notre économique
  • La réduction des gaz à effet de serre

1. La France émet peu de gaz à effet de serre en comparaison avec les autres grands pays industrialisés.

Emission de CO2 par tonne et par habitant
2000 2012
Allemagne 9,55 10
Chine 2,21 6,08
Etats-Unis 19,85 16,15
France 6,15 5,7
Italie 7,42 6,5
Japon 9,34 9,59
Royaume-Uni 9,64 7,6

Le mix énergétique français, associant la production électrique nucléaire et l’hydroélectricité, a pemis à notre pays d’être la seule grande puissance industrielle à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans les proportions exigées par le Protocole de Kyoto.

2. L’électricité, qui provient à 77% du nucléaire, permet à la France d’alléger sa facture énergétique

L’énergie est un secteur dont l’activité mobilise intensément du capital productif, notamment pour l'énergie nucléaire que la France a choisie pour pallier le déclin du charbon et la nécessité de moins dépendre des hydrocarbures. Cette politique est une réussite : elle a permis de répondre aux besoins croissants de l'économie française en énergie à moindre coût financier et écologique. Cette politique a permis de limiter les risques liés à la dépendance énergétique et d’offrir au pays un précieux excédent électrique monnayable à l'export.

Les exportations d’électricité de la France ont permis d’alléger sa facture énergétique globale (54,6 milliards d’€) globale grâce à un excédent commercial électrique de 2,1 milliards d’€.

Cependant, l’importance de cette même facture énergétique reste un problème majeur qu’il convient de résoudre autant pour des raisons financières que géopolitiques et environnementales.

Alors que 12 millions de Français peinent à se chauffer, la question d’une énergie propre et abordable doit être au coeur de toute politique de développement durable.

La France se place au 2ème rang mondial des producteurs d'énergie nucléaire après les États-Unis, et au 1er rang pour la part du nucléaire dans la production d'électricité.

3. Une politique tournée vers l’éolien et le photovoltaïque qui ne porte pas ses fruits pour l’instant

Malgré une idée largement répandue, le photovoltaïque et les éoliennes représentent, ensemble, moins de 10% des sources d’énergie renouvelable en France (la géothermie, le biogaz, la valorisation des déchets, etc.)!

L'éolien constitue une énergie renouvelable beaucoup plus coûteuse et beaucoup moins performante au plan écologique qu'on ne le croit. En effet, sa volatilité oblige à compenser l'insuffisance ou l'excès de tension sur le réseau électrique par la réduction de puissance des centrales nucléaires (qui coûte cher en termes d'exploitation et d'effets connexes) ou au contraire l'augmentation de l'activité - plus souple - des centrales thermiques (fonctionnant aux énergies fossiles).

Tout ceci génère des surcoûts (près de 5 milliards d’€) et un surcroît d'émission de gaz à effet de serre. Conçu pour remplacer le nucléaire pourtant plus performant, ce mix oblige à développer un parc thermique très polluant. Une aberration, qui s'ajoute à la pollution visuelle de nos paysages...

Pour sa part, le photovoltaïque est cher car les panneaux sont massivement importés. Néanmoins, cette source d’énergie pourrait s’avérer extrêmement intéressante si les industriels français parviennent à inventer le panneau solaire de nouvelle génération.

4. L’exigence de rentabilité constitue le principal risque nucléaire

La catastrophe de Fukushima, qui a révélé la défaillance de l'autorité de contrôle et de sécurité privée japonaise, prouve que cette mission doit impérativement être assurée par la puissance publique, soucieuse de l'intérêt général, plus étanche aux considérations de rentabilité et seule détentrice des moyens techniques et financiers adéquats.

La loi littoral remise en cause par les éoliennes

Les paysages sont également une victime collatérale des changements climatiques. Afin d’accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la France, la récente loi sur la transition énergétique entend accroître le nombre d’éoliennes implantées sur notre territoire.

Des champs d’éoliennes offshores sont déjà prévus devant Courseulles-sur-Mer et le Tréport, au mépris du souvenir des soldats tombés à Omaha Beach en 1944 comme des pêcheurs normands, et à rebours de la loi littoral sanctuarisant nos littoraux. Une ruine pour les paysages...

Durcir les conditions d’implantations des éoliennes industrielles qui enlaidissent les paysages ruraux et détruisent de nombreuses espèces d’oiseaux.

Enfin, il est clair que pour préserver le patrimoine monumental et paysager de notre pays et l’attractivité touristique qu’il génère, il est temps de redéfinir une véritable politique d’aménagement du territoire permettant par exemple de concentrer les parcs éoliens dans des zones déjà industrialisées ou de réglementer l’urbanisme sauvage des entrées de ville…

Les nouvelles sources d’énergie

  1. La fission nucléaire du thorium

    Cette technologie est essentielle pour le remplacement de l’uranium comme combustible. L’approvisionnement en uranium deviendra plus complexe d’ici 2040 (sauf si on revient à un surgénérateur du type Superphénix ce qui a été rejeté massivement) tandis que le thorium ne sera lui épuisé que dans 20 000 ans.
    Les centrales nucléaires à thorium doivent voir le jour pour préparer la transition que présente la fin de l’uranium d’ici une soixantaine d’années. En outre, elles permettront l’élimination des déchets nucléaires par transmutation.

    1. Construire le premier prototype de réacteur nucléaire à thorium d’ici 2030.
    2. Mettre en place le premier circuit d’approvisionnement du thorium.
  2. La fusion nucléaire

    La fusion nucléaire est une technologie qui doit être étudiée au moins en phase de recherche pure. Cette source d’énergie sera peut-être un jour rentable mais il s’agit d’un futur encore lointain. C’est une technologie complexe demandant une collaboration mondiale, qui existe déjà sous la forme d’ITER dont le premier essai serait effectué en 2020.

    1. Maintenir notre participation dans le projet ITER.
  3. Le stockage d’énergie

    Le stockage d’énergie électrique est un enjeu fondamental pour découpler le lieu de production de l’électricité de son lieu de consommation. Il est également fondamental pour lisser les pics de production et les faire correspondre avec les pics de consommation. Pour ces deux raisons, le stockage d’énergie est un domaine indispensable au bon développement des énergies renouvelables. On peut alors produire de l’électricité, la stocker, puis la déplacer sur un moyen de transport classique comme une batterie indépendante, avant de la brancher sur le lieu de consommation d’énergie, le tout sans perte.

    Le stockage d’énergie permettrait d’exploiter les énergies renouvelables sur des territoires éloignés des villes. Une application fondamentale du stockage de l’énergie est tout simplement l’industrialisation de voitures électriques avec des performances parfaitement acceptables. C’est donc une technologie incontournable pour s’affranchir des voitures à essence.

 


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