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TéléObs13 mai 2013

L'imposture verte

La fausse promesse d’une énergie propre

Tandis qu'industriels et traders s'enrichissent avec les énergies vertes tant vantées, la planète continue de s'empoisonner. Une triste farce.

La fausse promesse d’une énergie propre
Documentaire d'ARTE de Steffen Weber et Reinhard Hornung

L'imposture verte

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Seize ans déjà qu'a été signé le protocole de Kyoto, avec l'objectif de réduire les gaz à effet de serre (GES) - surtout le CO2 -, responsables du réchauffement climatique. Suite aux décisions de Kyoto, on aurait dû assister à une baisse de 8 % des émissions entre 2008 et 2012. Or ces rejets n'ont jamais cessé de croître, avec un taux qui va lui-même en s'accélérant - sans qu'il soit possible de prévoir le moindre signe... d'essoufflement des cheminées.

Quand on parle d'énergie verte, renouvelable, chacun pense aux éoliennes ou aux cellules solaires.

Les chiffres officiels eux-mêmes sont accablants - et soulignent l'échec retentissant des mesures internationales mises en place - alors même qu'ils sont faux, en particulier du côté de la Chine, mais pas seulement. Car les statistiques et les instruments de mesure omettent d'innombrables effets pervers, qui entraînent des émissions sur lesquelles on ferme pudiquement les yeux. Résultat : tandis que les contribuables paient pour sa réduction, les industriels et les traders s'enrichissent, et le pourcentage de CO2 atmosphérique grimpe comme jamais. Cherchez l'erreur...

On démontre ici que les meilleures intentions peuvent mener à l'inverse des effets souhaités.

Plutôt désespérante dans ses conclusions, cette soirée d'Arte consacrée aux « spéculations sur le climat » constitue une violente charge contre la technocratie européenne, et une démonstration que les meilleures intentions peuvent mener à l'inverse des effets souhaités. Les enquêtes présentées sont méticuleuses, se déroulent sur tous les continents, décortiquent des processus complexes et lointains auxquels nul n'avait pensé, mais qui s'enchaînent inéluctablement - et dans lesquels des profiteurs, aussi puissants que malins, s'insèrent pour empocher les subventions, en accélérant un réchauffement climatique dont ils se moquent éperdument.

Dans les deux documentaires impitoyables, consacrés l'un aux énergies dites propres, l'autre aux quotas censés limiter les émissions de dioxyde de carbone, on entendra sans cesse, comme en boucle, les expressions « absurdité », « constat accablant », « projets bidon », « label trompeur », « alibi écolo », « fraude fiscale », « blanchiment d'argent sale », etc. Avec cette conclusion éloquente : « Plus les promesses sont vertes, plus la facture est lourde. » Quand on parle d'énergie verte, renouvelable, chacun pense aux éoliennes ou aux cellules solaires. Las ! « Aujourd'hui, ces énergies peinent à couvrir 1 % des besoins européens, et on voit mal comment ceci pourrait aller beaucoup plus loin. »

Heureusement il y a la biomasse, prometteuse, et notamment le « biogaz », le méthane obtenu par la fermentation des résidus agricoles inutiles, « très séduisant sur le papier ». En ce domaine, l'Allemagne, pionnière, a encouragé la multiplication de fermenteurs locaux, dans lesquels les agriculteurs pouvaient valoriser leurs déchets végétaux. C'était simple et élégant. Puis ces fermenteurs ont eu tendance à croître en volume, donc à avoir besoin de plus de matières premières, venues de loin, transportées par des camions brûlant du pétrole. Puis ils ont été rachetés - telles de petites radios libres - par de grands groupes qui se sont mis à importer des déchets de maïs en provenance du Brésil. Cultivés sur des étendues d'ex-forêts vierges, abattues en Amazonie par la grâce d'un « label vert » européen. La plupart des arbres ont été brûlés sur place - expédiant dans l'atmosphère des millions de tonnes de gaz carbonique clandestin qui n'entre dans aucune statistique... mais permet à l'Allemagne d'en émettre moins. Cerise sur le gâteau de l'absurdité : les usines allemandes de bio-fermentation, hâtivement construites avec des bâches en plastique, sont criblées de fuites que personne ne contrôle. Mais qui laissent échapper du « bio-méthane », c'est-à-dire du méthane tout court, un gaz qui, quant à l'effet de serre, est 25 fois plus nocif que le CO2 !

Hélas, tout le reste, ou presque, est à l'avenant ! La lutte contre le CO2, que finance la vertueuse Union européenne, aboutit à la délocalisation des sources de ce gaz, et aussi des usines productrices de ciment, d'acier, de biomasse, etc. Le vilain dioxyde de carbone, rejeté depuis des continents lointains, se retrouve pourtant dans l'atmosphère commune. Avec le charbon, on atteint les sommets du... rigolo ? Car l'Europe a inventé l'audacieux concept du « charbon vert », en lançant quelques programmes expérimentaux de « séquestration » du CO2 émis par les centrales thermiques. Capté à la sortie des cheminées, le gaz serait liquéfié, puis injecté dans les couches géologiques profondes. Ceci coûte horriblement cher, et n'a jamais fonctionné... Mais un jour, qui sait ? Alors il est désormais permis de construire - avec subventions des centrales à charbon « vertes », et d'en importer le combustible depuis des mines chinoises « vertes », dès lors que l'on s'engage à « séquestrer » le CO2« aussitôt que la technique le permettra ». C'est-à-dire à la saint-glinglin...

Fabien Gruhier

TéléObs | 13 mai 2013

La fausse promesse d'une énergie propre

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Vidéo abrégée (24 min) du documentaire d'ARTE - 14 mai 2013

« Le constat est inquiétant : certaines des solutions préconisées pour produire de l'énergie 'propre' ont l'effet inverse. C'est ainsi que les biocarburants contribuent en fait à l'augmentation des émissions de CO2. Enquête aux quatre coins du monde sur des énergies pas vraiment vertes. »

Le documentaire complet (52 min) est disponible sur ARTE+7.


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